Assurance de prêt : l'information sur la résiliation annuelle passe aussi par les courtiers

05/12/2017

A compter de janvier 2018, tous les détenteurs d'un crédit immobilier pourront changer d'assurance de prêt à chaque échéance. La substitution annuelle de l'assurance emprunteur est une vraie révolution pour ce marché détenu à plus de 80% par les bancassureurs et une formidable opportunité pour les courtiers qui voient ainsi leur mission d'information renforcée. L'émergence d'une concurrence accrue va profiter aux emprunteurs. Ces derniers connaissent-ils la nouvelle législation ? Sont-ils prêts à changer d'assurance en 2018 ? Le courtier Magnolia.fr les a interrogés.

Plus de la moitié des emprunteurs souhaitent résilier leur assurance en 2018 

Adopté en janvier 2017, l'amendement Bourquin va autoriser tous les emprunteurs à changer l'assurance de leur prêt immobilier chaque année et sur toute la durée de leur crédit. Cette mesure est l'ultime étape d'un chemin de croix entamé par l'assurance emprunteur il y a de nombreuses années. Le marché est jusque là verrouillé par les banques en dépit d'une législation censée favoriser le libre choix et la délégation depuis septembre 2010 (Lois Lagarde et Hamon). Les emprunteurs ont-ils connaissance de ce cadre réglementaire beaucoup plus ouvert, qui leur offre la possibilité de réaliser des économies substantielles en faisant jouer la concurrence ?
L'étude diligentée par Magnolia révèle que :
  • 78% des sondés ont souscrit le contrat d'assurance bancaire contre 22% celui d'un assureur externe ;
  • 67% déclarent mal connaître l'amendement Bourquin inscrit dans la loi Sapin II ;
  • 54% estiment que les démarches administratives freinent leurs velléités de résiliation de l'assurance;
  • 52% envisagent de mettre en concurrence leur assurance emprunteur en 2018.

L'obligation d'information des courtiers, déterminante pour faire passer le message sur la substitution annuelle 

Les autres enseignements de cette étude sont significatifs de la difficulté rencontrée par les emprunteurs dans l'exercice de leur libre choix de l'assurance et expliquent la position hégémonique des banques :
  • 41% des emprunteurs ayant choisi le contrat groupe l'ont fait pour la simplicité des démarches ;
  • 24% ignoraient la possibilité de choisir un autre contrat, alors que l’organisme de crédit a obligation de les informer de cette faculté ;
  • 23% devaient affronter la réserve du banquier face à une assurance déléguée ;
  • 5% étaient persuadés d'obtenir de meilleures garanties.

On mesure ici toute la pertinence de l'intermédiation. Les courtiers ont un rôle immense à jouer pour diffuser l'information auprès des emprunteurs et mettre un terme aux préjugés que ces derniers ont encore du mal à surmonter sur l'assurance de prêt, préjugés largement cultivés par les banques pour perpétuer leurs pratiques monopolistiques. Accompagné d'un courtier, un emprunteur, quel que soit son profil, peut réduire le coût de son assurance de prêt entre une centaine et plusieurs milliers d'euros. Faire valoir ces économies potentielles est l'argument choc. Et ce n'est plus la contrainte de l'équivalence du niveau de garantie entre l'ancien et le nouveau contrat qui doit freiner la démarche de résiliation : depuis fin 2015, la banque doit se référer aux critères qu'elle a rendus publics pour comparer l'offre déléguée avec son propre contrat.

Les deux piliers de la mission du courtier sont l'obligation d'information et le devoir de conseil. Guide sûr et conseillé expérimenté pour l'emprunteur, le courtier est aussi le vecteur de développement et de croissance de l'assurance de prêt individuelle. 

Etude réalisée par Magnolia.fr en septembre 2017 auprès de 10.000 propriétaires français, toutes CSP confondues, âgés de 25 à 65 ans et issus de la base clients Magnolia et Devisprox.

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